Protection : 2023/06/08 : classé MH
Époque : 17e siècle
Construite en 1614 sous le vocable de saint Michel, la chapelle des Bréseux voit l'érection d'une chapellenie sous le titre de saint Thiébaud et sainte Odile en 1622. Elle est alors rattachée à l'église de Maîche. Elle reçoit au 18e s. de nouveaux décors dont un maître-autel. En 1803, la paroisse des Bréseux est détachée de celle de Maîche, la chapelle prend le statut d'église. L'édifice reçoit un clocher-porche en 1812. Nommé prêtre aux Bréseux entre 1944 et 1979, Alphonse Comment (1903-1986) souhaite débarrasser son église des décors saint-sulpiciens. Le chanoine Lucien Ledeur (1911-1975), président de la commission d'art sacré du diocèse de Besançon, convainc le curé Comment. Il lui suggère le peintre Alfred Manessier (1911-1993), alors âgé de 40 ans, considéré comme l'un des fondateurs de la peinture non-figurative dans la « nouvelle école de Paris ». La commande pour les deux vitraux du chœur est passé en 1948. Non-figuratifs, ils évoquent un « paysage bleu » et un « paysage doré ». En 1949, le curé Comment poursuite la commande avec les vitraux de « Sainte-Agathe » et de la « Vierge », placés dans la nef, de part et d'autre des autels latéraux. En 1950, une troisième commande est passée pour les vitraux du « Baptême » et de « La Pénitence », placés à l'entrée de la nef, à côté des fonts baptismaux et du confessionnal. Travaillant avec la maison Lorin de Chartres, dont une annexe se trouve voisine de l'atelier du peintre à Paris, Manessier choisit la technique exigeante et dite antique du verre pur et du plomb, sans usage de la grisaille. Les valeurs de la couleur sont obtenues directement dans la masse.
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Classé MH
Source : DATAtourisme
— Ministère de la Culture - Monuments Historiques