« À la Sainte-Croix, le laboureur s'en réjouit parfois. »

Habiter. Gilles Barbier

DATAtourisme Récurrent
mer. 1 avril 2026 - dim. 27 septembre 2026

Marseille 2e Arrondissement - Bouches-du-Rhône (Provence-Alpes-Côte d'Azur)

Dates

  • jeu. 2 avril 2026 - dim. 27 septembre 2026
  • mer. 1 avril 2026

Adresse

Musée Regards de Provence
13002 Marseille 2e Arrondissement

Localisation

Itinéraire Google Maps

Description

L’exposition Habiter de Gilles Barbier réunit une quarantaine d’œuvres, mêlant créations réalisées pour l’occasion et pièces existantes, dont les plus anciennes datent de 1992. À travers des séries emblématiques comme Les Pions ou Habiter la Peinture, qui jalonnent la pratique de l’artiste depuis ses débuts, et des ensembles plus récents tels que Habiter la Viande, Stasis ou Naufrages, l’exposition met en lumière le motif central de son œuvre : habiter. Sans prétendre à une rétrospective, elle révèle la cohérence profonde d’un travail qui interroge depuis plus de trente ans les manières d’occuper et de percevoir le monde, en articulant gestes initiaux et enjeux contemporains.

Le Jeu de la Vie comme principe générateur Ce principe apparaît très tôt dans l’œuvre de Barbier, notamment à travers le dispositif fondateur du Jeu de la Vie. Inspiré d’un modèle algorithmique simple et fertile, ce protocole devient pour l’artiste un moteur de prolifération formelle et conceptuelle. Il n’aura de cesse d’en développer les potentialités dans de nombreuses séries, progressant selon une logique arborescente caractéristique de son travail. Le critique Pierre Sterckx ne manquait pas d’observer que l’œuvre de Gilles Barbier n’avançait jamais par « projet », mais par « poussée ».
Dans les trois salles du musée, grandes peintures, sculptures et collages rythment un parcours organique structuré autour de trois axes essentiels : habiter la peinture, habiter le corps, habiter le temps. En déplaçant la question du “quoi” vers celle du “où” L’un des gestes les plus singuliers de Barbier consiste à aborder les choses non comme des objets, mais comme des lieux. Corps, langage, médium : tout devient espace. En glissant du quoi vers le où, les territoires mentaux de la peinture, de la sculpture et de la chair deviennent des paysages où séjourner. Cette attention au lieu pose immédiatement la question de son occupation : propriétaire ou locataire ? Mais de quoi, exactement ? De ses souvenirs, de sa conscience, du monde ? Barbier ne cherche ni à conquérir ni à hiérarchiser : il visite, il observe, il emménage dans ce qu’il rencontre. Ses œuvres cherchent à habiter le réel, à en avoir l’usage sans le posséder, souvent avec humour, parfois avec effroi

Contact

www.museeregardsdeprovence.com
Source : DATAtourisme — Office Métropolitain de tourisme et des congrès de Marseille

Mis à jour le 12 mars 2026